La journaliste Michelle Fines publie une enquête consacrée aux suicides forcés des victimes de violences conjugales. Un phénomène largement méconnu, récemment entré dans le code pénal.
Article de Médiapart – Lénaig Bredoux
Identifier le modus operandi de ces drames
Les violences systémiques commencent toutes par une lune de miel, c’est le premier acte de l’emprise. La possession qui pourrait se confondre à de l’amour annihile la femme. Absorbant, ainsi toute son énergie.
Conditionner et résigner l’autre à l’impuissance. Contrôler les pensées, les finances, les relations extérieures Isoler ou éloigner les proches, réduire l’espace social Instaurer une relation exclusive qui va créer du manque et de la frustration.
S’engage alors un processus de pouvoir sur l’autre au nom de l’amour absolu et exclusif passion et possession.
Une fois que le contrôle est installé il agit aussi contre elles. Ne s’appartenant plus totalement elles sont capables de défendre ce qu’elles pensent être de l’amour.
Quel espace de liberté leur reste t’il ?
Toute l’ambiguité réside d’une pensée qui laisserait croire à une responsabilité coupable de ces femmes autrices de leur propre mort. Alors que reconnaitre que cet acte mortel est la conséquence d’un processus d’emprise. Nous invite à identifier l’un des maillons clés des violences psychologiques.