Les petites Marguerites

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TÉMOIGNAGE

Naissance de l’association Les Petites Marguerites

Les Petites Marguerites
Les Petites Marguerites
Article · 3 min de lecture

Je suis la fondatrice et la présidente de l’association Les Petites Marguerites, mais
je suis aussi la maman d’une jeune femme de 43 ans qui s’est défenestrée le 10
juillet 2024, en sautant du 7 ème  étage de son immeuble du 15 ème arrondissement de
Paris.
Comme souvent dans ce genre « d’affaires », aucune enquête n’a été diligentée,
aucune autopsie, aucun objet saisi, pire encore son téléphone a été remis à son ex-
mari qui avait pris soin depuis 13 ans de la couper de toute relation familiale et
amicale et dont elle était divorcée depuis 2021.
Je me bats, depuis presque deux ans pour qu’une reconnaissance soit faite. Je suis
accompagnée par mon avocat, que m’avait conseillé Mme Yael Mellul ancienne
avocate pénaliste, présidente de l’association Femme et libre et à l’origine de la loi
sur le suicide forcé.
Aujourd’hui, l’ex-mari, non content d’avoir détruit la relation que j’entretenais avec ma
fille, s’acharne en tentant de détruire ma relation avec mon petit fils. Ce qui vient
confirmer que l’emprise ne se réduit pas à la seule victime mais à toutes ses
attaches.
Je me suis constituée partie civile et une plainte pour diffamation a été déposée
contre monsieur qui m’accuse de mauvais traitement envers ma fille ce qui aurait
conduit cette dernière au suicide. 
Il est, en effet, plus aisé d’accuser une tierce personne, afin de se défausser de toute
responsabilité.
La notion de suicide forcé, est encore aujourd’hui méconnue et très peu traitée. Ce
traumatisme a renforcé en moi, la conviction de rendre visibles ces drames et de
rendre à ces femmes leur dignité. Cela s’intègre parfaitement avec la voix ou la voie
que je veux donner à l’association Les Petites Marguerites qui a pour mission de
mener des actions sur le plan social relatives aux violences conjugales et aux
victimes de ces dernières. Une attention toute particulière sera portée aux cas des
personnes qui finissent par se suicider du fait de ces violences.
la notion de « suicide forcé » a été introduite dans le Code pénal depuis le 20 janvier
2020, portée par Mme Yael Mellul.  C’est l’une des missions de l’association Les
Petites Marguerites.
               Elle s’appelait Bertille et je l’aimais de tout mon cœur.

Si vous vous reconnaissez dans ce récit, n'hésitez pas à nous contacter. Nous contacter

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